La controverse de Valladolid

Quand toutes les contrées de la terre n’avaient pas encore fait l’objet de reconnaissance, chaque fois que l’homme blanc, européen généralement, posait le pied sur l’une de ces terra incognita, il déclarait invariablement « ceci est à moi » et devenait ipso facto propriétaire des biens et des personnes qu’il venait de découvrir. C’est ainsi que l’Espagne, après la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, conquit les Indes de l’Ouest, baptisées le Nouveau Monde (actuelle Amérique du Sud), en attribuant à ses colons des encomienda, c’est-à dire des titres d’exploitation de terres et de personnes indigènes. Au cours de ces conquêtes, les populations indiennes furent particulièrement maltraitées et décimées : massacres, pillages, mise en esclavage, mépris et destruction des cultures et des structures politiques, tortures, viols.

En 1550, face à ces violences, des ecclésiastiques, émus, ont organisé un débat à huis clos dans la ville de Valladolid. Ce débat fut orchestré par le Légat du Pape entre un philosophe, Sepùlveda, et un moine dominicain, Las Casas. Une joute oratoire s’engage alors, afin de savoir si les Indiens sont dotés ou non d’une âme.

Tiré d’un fait historique, ce théâtre d’idées met en lumière les premières étapes de réflexions sur les Droits de l’Homme et des Peuples à disposer d’eux-mêmes. L’évan gélisation et la conversion doivent -elles s’opérer par la violence (en s’appuyant sur la notion de Guerre Juste) ou de façon pacifique ?

L’équipe

Jacques Develay - Sepùlveda
Pierre Hentz - Las Casas
Michel Melki - le légat du Pape
Jérémie Perrin - le colon
Pierre Lambert - l’indien

mise en scène et adaptation - Pierre Lambert
d’après - Jean-Claude Carrière
scénographie - Christian Fenouillat
lumières - William Lambert
musique - Jean-Baptiste Médard
accessoires - La Chignole
administration - Anne de Bréchard

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 Revue de presse

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